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Du haut de mon arbre ...

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23 février 2025

Hommage à Cécile DELMAS et à sa fille Louise Cécile

Pour répondre au généathème de généatech, voici une histoire d'amour qui se termine bien : je ne peux m’empêcher de penser à Cécile DELMAS et à sa fille Louise Cécile.

Cécile est la tante de mon arrière arrière grand-père ou la soeur de mon arrière arrière arrière grand-père. 

Elle est donc la fille aînée de Marc DELMAS et Elisabeth HERAL, née à Albi.

Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion d’aller à Albi, (outre le côté généalogique qui m’attire toujours, cette ville vaut vraiment la peine d’être visitée) mais ce ne sont pas les pavés qui manquent, et lorsque j’ai parcouru le parvis de Sainte Cécile, je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée pour Jacques, Marc et Marc Pierre DELMAS, trois générations de paveurs à Albi.

Bref, dans mes recherches généalogiques je ne me limite pas à mes ascendants directs.
J’ai donc cherché un éventuel mariage de Cécile DELMAS.

Et j’ai bien trouvé le mariage de Cécile DELMAS avec Jean-Louis SARRASY le 30 avril 1823.
Elle avait 38 ans et il en avait 40, pas tout jeune pour l’époque et aucun n’est veuf  ou veuve...

Voici ce que j’ai découvert en lisant leur acte de mariage :

Cécile et Jean-Louis avaient eu une fille, prénommée Louise Cécile DACIAN, qu’ils ont été contraint d’abandonner à sa naissance :

« Les époux ont déclaré qu’il est né d’eux un enfant du sexe féminin, inscrit sur les registres de l’état civil de cette commune en date du 20 octobre 1815 et sous les nom et prénom de D’ACIAN Louise Cécile trouvé dans la tour de l’hospice de cette ville le 19 octobre 1815 à minuit et demi, lequel enfant a été reconnu par le dit Jean Louis SARRASY et Cécile Marie Anne DELMAS ses père et mère par acte passé le 24 novembre 1818 devant Maître Julien notaire audit Albi lequel dit acte nous a été présenté lesquels ils reconnaissent de ? fort pour leur fille pour y celle être regardé comme légitime en exécution de l’article 331 du code civil. »

J’ai alors recherché l’acte de naissance de cette petite Louise Cécile :

et voici son contenu :

Aujourd’hui 20 octobre mil huit cent quinze à 9 h du matin par devant nous Pierre Jean Jacques MARIES adjoint à la mairie d’Albi, chef lieu du département du tarn, remplissant en l’absence du maire les fonctions d’officier de l’état civil. Est comparu André NASSES portier à l’hospice civil dudit Albi âgé de 70 ans y demeurant lequel nous a déclaré que le jour d’hier à minuit et demi il a été trouvé dans le tour dudit hospice un enfant tel qu’il nous la présente.

Sa tête était couverte d’un serretête de toil, d’un bonnet d’indienne rouge et vert de deux band’eaux un de rabier garni en dentelle et l’autre d’indienne violette et blanche.
Son corps était enveloppé d’une chemise garnie d’un corsset de drap gris d’une bourrasse et de trois cottes dont une de drap gris et les trois autres à raies blanches et bleués ; après avoir visité

l’enfant avons reconnu qu’il était de sexe feminin qu’il parraissait être naissant. On a trouvé sur sa poitrine le billet ci-inclus :

« Je suis née le 16 octobre 1815, je n’ai pas été baptisée ni n’ai reçu l’eau, je désire être appelée Louise Cécile. Née d’un commerce illégitime, je n’en suis pas moins la cher de mes père et mère qui sont forcés malgré eux de me reléguer dans l’azile de l’infortune pour cacher aux yeux d’un public toujours injuste, auquel cependant ils ne doivent aucun compte à leur amour et ses suites fâcheuses. Ayez soin de cette pauvre orpheline moi qui ne suis cause de rien.»

De suite avons inscrit l’enfant sous les nom et prénom de Louise Cécile DACIAN et avons ordonné qu’il fut remis à l’économe de l’hospice civil de cette commune de quoi et avons dressé le
procès verbal en présence de Guillaume Rustan propriétaire âgé de 68 ans et de Jean Mader herboriste âgé de 54 ans habitans dudit Albi qui ont signé avec nous après que lecture leur a été faite du contenu au présent procès verbal. Le déclarant de ce requis a déclaré ne savoir signer. Rastier, Mader Mercies ont signé.

Compte-tenu de la mention finale de l’acte de mariage :

« Jean Louis SARRASY ainsi que les témoins ont affirmé par serment ne savoir ni ou ni quand sont décédés ses parents. »

et sachant que les parents dudit Jean-Louis SARRASY sont Antoine SARRASY décédé le 19 décembre 1817 et Marguerite Cécile REVELLAT décédée le 4 avril 1794. Ils étaient tous les deux domiciliés au faubourg du bout du pont, lieu de naissance également de Jean-Louis SARRASY. Tout porte à croire qu’il avait coupé toute relation avec ses parents. On peut donc en déduire qu’ils étaient les responsables du refus de mariage entre Cécile DELMAS et leur fils.
Pour quelle raison ?

Différence de milieu social ?
- Jean-Louis SARRASY était tisserand et son père était propriétaire.

Différence de religion ?
- ne dit-on pas dans la famille qu’il y aurait des protestants, à ce jour je n’en ai trouvé aucune trace …

Louise Cécile aura eu une vie courte, qui a mal commencée, elle décède à 28 ans à Albi, elle était repasseuse ... mais j’espère qu’elle aura quand même été heureuse ...

A priori, Jean-Louis et Cécile n’ont pas eu d’autres enfants ( rien trouvé à Albi entre 1821 et 1832).

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3 octobre 2020

#30 questions - QUESTION 19

Question 19 : Patronyme

Que signifie son nom de famille ? 

Je n'ai pas trouvé la signification de ce patronyme, en fonction des variations d'écriture Geneanet me renvoit vers d'autres patronymes différents de DOIT/DOUA/DOIE/DOY/...

Comment s’est-il transmis ? 

Comment a-t-il évolué ?

 L'orthographe des patronyme n'est pas encore fixe au XIXème siècle, comme vous avez pu le constater ICI

Au cours de sa vie Louise a pu profiter de plusieurs orthographes pour son nom de famille : DOY, DOIE, DOUAT, DOUA, DOIGT.

Son père est nommé Jean Doig ? dans son acte de mariage : 

jean doiy

 

Lors de son décès : 

Il est nommé Jean DOIT ...

29 septembre 2020

#30 questions - QUESTION 18

Question 18  : Mariage de ses enfants

A t-elle assisté au mariage de ses enfants ?

Bicyclette clipart gratuit - Mariage images

Louise n’a pas pu assister au mariage de sa fille Françoise GILLES avec Alexandre BONNEVAY le 7 octobre 1843 puisqu’elle était décédée.

 

Louise Elizabeth née le 19 août 1821 est décédée à 1 jour le 20 août 1821

Marie-Madeleine née le 20 septembre 1819 est également dédédée en 1821, le 13 août

Pour le moment je n'ai aucune trace des enfants suivants : 

Françoise née le 16 septembre 1820

Françoise née le 29 août 1822 ( mon arrière arrière arrière grand-mère)

Jean Antoine né le 23 août 1823

André né le 21 septembre 1824

Jeanne née le 21 novembre 1825

Claudine née le 3 juillet 1827

Marie née le 27 octobre 1828

 

21 septembre 2020

#30 questions - QUESTION 17

Question 17 : Ses enfants

Combien a-t-elle eu d’enfants ?

Je ne parviens pas à trouver d’enfants issus de son premier mariage qui a tout de même duré 4 ans.

J’ai l’habitude (mauvaise) de commencer à chercher les naissances 9 mois minimum après le mariage, grave erreur … C’est en recherchant les décès que j’ai découvert l’existence de Marie Madeleine née le 20 septembre 1819 et décédée le 13 août 1821.

Ainsi, soit Louise était déjà enceinte lors de son second mariage, soit la petite Marie-Madeleine est née prématurée … 

Françoise née le 16 septembre 1820

Louise Elizabeth née le 19 août 1821 

Françoise née le 29 août 1822 ( mon arrière arrière arrière grand-mère)

Jean Antoine né le 23 août 1823

André né le 21 septembre 1824

Jeanne née le 21 novembre 1825

Claudine née le 3 juillet 1827

Marie née le 27 octobre 1828

elle a donc eu au moins 8 enfants ...

 

15 septembre 2020

#30 questions - QUESTIONS 14, 15 et 16

Question 14 – Les recensements

Mon ancêtres et les recensements. L’ai-je localisé dans tous les recensements ? 

Les recensements commencent en 1836 à La Guillotière ainsi qu’à Condrieu, Louise est décédée en 1834.

Le premier recensement a été réalisé sans classement par rue. J’ai pourtant parcouru les 383 pages sans trouver trace de la famille Gilles. Certaines pages sont de très mauvaise qualité et illisibles, ils devaient figurer parmi celles-ci !.

 

Question 15 – Le parler

Quel était le parler de sa région ?

 

Question 16 – Les vêtements
Comment s’habillait-elle ?

Je n'ai aucune information concernant le parler en région lyonnaise ou la manière de se vêtir des Blanchisseuses, peut-être était-elle vêtue comme décrit dans l'article concernant ce métier mais je n'ai trouvé aucun document à ce sujet.

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13 septembre 2020

Skouarmout

Depuis toute petite j'entends ce mot, Skouarmout, mais je n'avais aucune idée de la manière dont il pouvait bien s'écrire ... tout ce que je savais c'est qu'ils renfermaient ( parce qu'il y en a deux !) de vieux papiers de famille, très très vieux et très très précieux ;-)

Il aura fallu attendre jusqu'à ce mois de septembre pour que j'ai la curiosité d'aller voir sur internet si le mot "skouarmout" existait ou si c'était une appellation familiale.

J'ai eu un peu de mal à trouver, en fait je n'ai rien trouvé avec cette orthographe mais j'ai pu identifier l'objet, il s'agit en fait de squaremouth, mot sans doute d'origine anglaise qui veut dire "bouche carrée".

Il s'agit en effet de sacs de voyage ayant une ouverture carrée :

IMG_8242

 

13 septembre 2020

#30 questions - QUESTIONS 11, 12 et 13

Question 11 – Ses modes de déplacements.

Je n'ai trouvé aucune information concernant ses modes de déplacement, mais étant donné que dans son entourage plusieurs personnes étaient patron sur le Rhône, elle a peut-être utilisé une péniche pour aller de Condrieu à Lyon.

Questions 12 et 13 – Les métiers

Quel(s) métier(s) exerçait mon ancêtre ? Comment en vivait-elle ?

Lors de ses mariages, elle est déclarée blanchisseuse

J'ai déjà décrit le métier de blanchisseuse à la question 8

9 septembre 2020

#30 questions - QUESTION 10

Question 10 – Les déplacements

S’est-elle beaucoup déplacée ? S’est-elle déplacée loin ? Pourquoi ? Avec qui ?

Ses différentes adresses :

Elle est née à Condrieu dans le Rhône, son premier mari était originaire des Roches de Condrieu, village situé de l’autre côté du Rhône mais appartenant au département de l’Isère. Comme je l'ai dit précédemment, je ne sais pas où elle à vécu durant son premier mariage, Condrieu ? Les Roches de Condrieu ? un autre lieu en bord de Rhône puisque son mari était patron au port du Rhône ?

Son second mariage a eu lieu à La Guillotière toujours dans le Rhône, elle y résida jusqu’à son décès à l’hôpital des malades de Lyon.

Dans les actes de naissance de ses enfants, j'ai pu trouver plusieurs adresses :

- Les Brotteaux N°139 en 1819 avant son mariage

- Les Brotteaux N°125 de 1819 à 1821 après son mariage

- Les Brotteaux N°141 en 1823

- Rue Monsieur N°3 en 1825

- Rue Monsieur N°25 en 1828

[Inondations_de_Lyon_(1856)___vue_des_dégâts_causés_par_les_eaux_dans_la_rue_Madame_ou_Monsieur_(maison_Marmonier)]

 

Cette photo montre la rue Monsieur ou la rue Madame après les inondations de Lyon en 1858

https://numelyo.bm-lyon.fr/BML:BML_01ICO001014cc988d67cc99?&collection_pid=BML:BML_01ICO00101&luckyStrike=1&query%5B%5D=inondation&hitPageSize=1&hitTotal=87&hitStart=78 

Plan de la ville de Lyon 1838

Extrait du plan de la ville de Lyon en 1838 ciblé sur le quartier de la Guillotière

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

6 septembre 2020

#30 questions - QUESTION 9

Question 9 – L’environnement géographique.

Quel était l’environnement géographique de mon ancêtre ?
 Campagne, ville, seul, en famille, dans le bourg du village, dans un hameau isolé ?

Louise est née à Condrieu et y a vécu jusqu’à son premier mariage. Condrieu était alors une commune d’environ 4000 habitants, située en bord de Rhône.

Je ne sais pas encore où elle a vécu pendant son premier mariage, de 1812 à 1819.

Son second mariage a eu lieu à La Guillotière, aujourd’hui quartier de Lyon, dans le Rhône.

Elle a habité à La Guillotière au moins jusqu’en 1827. Elle vivait tout d’abord aux Brotteaux puis rue Monsieur.

Elle est décédée en 1834, à l’hôpital des malades à Lyon.

Je ne sais pas pas à quel hôpital correspond l’hôpital des malades :

  • L’hôtel Dieu ?

 

 

3 septembre 2020

#30 questions - QUESTION 8

Question 8 – L’instruction

Sait-elle lire, écrire ? Sait-elle signer ? A-t-elle eu des diplômes ?

Louise DOY ne sait pas signer, elle n’a signé aucun de ses deux actes de mariage.

Elle était blanchisseuse, voici la définition du dictionnaire en 1880 :

Le Littré (1880)

BLANCHISSEUR, EUSE(s. m. et f.)[blan-chi-seur, seû-z']

Celui, celle qui blanchit du linge. Blanchisseuse de gros, blanchisseuse de fin, celle qui blanchit le gros linge, le linge fin.

Le métier de blanchisseuse est décrit sur le site suivant :

https://sites.google.com/site/ventdouestlesmetiers/home/blanchisseuse-lingere

"Au XVIIIème siècle on voit apparaître des bateaux conçus spécialement pour les blanchisseuses. Ils sont plats et abrités avec des bords garnis de tablettes pour pouvoir y frotter le linge. Les propriétaires touchent une taxe de quatre sous et un sou pour la location du baquet. 

Les ateliers des petites entreprises de blanchisserie sont insalubres, ils n'ont souvent que la porte pour aérer le local de la buanderie, le linge lavé, bouchant les fenêtres. Pour le repassage on utilise des fers chauffés au charbon de bois, ce qui dégage beaucoup de chaleur et un gaz qui pollue l'air de ces pièces étroites et encombrées de paniers et ballots de linge. Il n'est pas rare pour une blanchisseuse d'avoir deux ou trois patrons. Elle est salariée et a droit au lavage gratuit de son propre linge et celui de sa famille. Peu d'homme travaillent dans cette corporation. Ils sont attachés généralement aux travaux d'entretien des outils ou sont employés comme livreur ou garçon de lavoir. 

C'est un métier physiquement très difficile. Les femmes sont agenouillées toute la journée, le dos courbé sur un baquet, qu'il pleuve, vente ou neige. Si l'eau est gelée, elles doivent quand même laver. Leurs mains sont bleuies par le froid, rougies, abîmée par les lessives qui provoquent souvent des lésions. Ces dernières mal soignées, les mains toujours à l'eau, ont du mal à se cicatrise. Leurs jupes et leurs jupons sont mouillés. On compte de nombreux cas de tuberculose chez les blanchisseuses et les repasseuses qui sont contaminées par le linge, rarement désinfecté lorsqu'elles le prennent. Leurs épaules et leur dos doivent supporter les lourdes charges du linge mouillé. Beaucoup de ces femmes souffrent de varices ou de lombalgies. Les accouchements avant terme sont fréquents. 

Les grandes lessives se font essentiellement aux belles saisons. A la "morte-saison", les blanchisseuses occupent d'autres petits métiers. 

Avec l'industrialisation et le modernisme, le métier se transforme. Au XIXème siècle, on voit de plus en plus de blanchissage à domicile. Les hôtels par exemple et les communautés aménagent des buanderies et des séchoirs dans leurs sous-sol. 

Les lavandières ont la réputation d'avoir le verbe haut et d'être immorales. Dans les buanderies où la chaleur est étouffante, elles passent la plupart de la journée en petite tenue, vêtues d'un jupon et d'une camisole, quand elles n'ont pas une simple serviette nouée sous les bras. 

Le dimanche matin on envoie les apprenties faire la livraison du linge des célibataires, ce qui n'est pas sans danger pour leur vertu."

 

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